27 août 2009
Deux Étés
A Deauville en été, c'est encore la foule
Qui nous fait regretter qu'à Paris ne s'écoule
Plus qu'un fleuve aux yeux verts, une mer citadine,
Sous les pavés la plage et la brise marine.
A tribord des taxis parisiens, on klaxonne,
On respire en ville quelques taxes carbone,
Jusqu'au mois de juillet on engorge la ville,
Jusqu'au mois de juillet où l'on part pour Deauville.
C'est si calme Paris en été, si désert,
Qu'on pique-niquerait un jeudi, à Denfert.
Deauville décrépite comme une antichambre,
Où l'on se précipite en attendant septembre.
SHAD ©

