SHAD : Les Clepsydres

C'est l'histoire inédite de l'humanité... A peine la page écrite, qu'il faut la tourner.

29 octobre 2008

Divine

aimer_un_ange

Ta jolie crinière est dorée,
C'est assuré.
Ton corps est clair comme un diamant,
Evidemment.
Tes lèvres vermeilles sont pures,
Ca j'en suis sûr.
Ton cœur bientôt soudé au miens,
C'est moins certain.

Tu es bénie dans mes entrailles,
Et me tirailles.
Moi j'espère un jour t'approcher,
Pour démontrer
Que l'amour n'a pas de paroi,
Enfin je crois...
Mais prie pour moi car je m'incline.
Tu es divine.

C'est dans ce texte assez charmant,
Bien qu'humiliant,
Que je dévoile mon amour,
Parfois trop lourd,
Pour une authentique déesse
Enchanteresse,
Que je n'ai encore pu suivre
Que dans des livres.

Es-tu un ange ou un nuage ?
Rien qu'une image ?
Amoureux d'une âme insensible,
Inaccessible,
Je veux t'aimer et te chérir,
Te voir sourire,
Puis t'emmener à l'opéra,
Et cetera.

Allons brûler au paradis,
Moi en bandit,
Toi en rivale de Vénus,
De l'angélus.
Retrouvons-nous, beauté divine,
Ma séraphine,
Et enlaçons-nous dans l'éther
De l'univers.

SHAD ©

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22 octobre 2008

Le Désaxé

desax_2

Voilà un an qu'il a perdu la raison.
Il l'a beaucoup cherché pourtant !
Mais rien n'y fait, rien à l'horizon.
Voilà un an qu'il y perd son temps.

Au service des objets trouvés,
Il a plusieurs fois fait irruption
En vociférant, pour leur demander
Si personne n'avait retrouvé sa raison.

Il n'a plus que vingt-quatre heures
Pour la ramener à lui,
Car ce serait une horreur
Qu'elle ait infiltré autrui.

Puisqu'après un an et un jour,
Il n'aurait plus aucun espoir
D'assister au grand retour
De sa raison un beau soir.

Voilà venue la dernière seconde
Faisant pressentir son échec.
A présent la folie l'inonde,
Et ce pour les siècles des siècles.

SHAD ©

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14 octobre 2008

La Mort Nous Sépare

S_pare

Les nuits que nous passions à marcher dans Paris,
Quand la ville dormait sous sa voûte fleurie,
La main dans la main, nous étions enfin nous-mêmes,
Et enrayions le silence par nos "je t'aime".

Tantôt nous riions, tantôt nous nous enlacions,
D'aucun mot voluptueux nous ne nous lassions,
Nos baisers s'exportaient à l'étranger parfois,
Où nous clamions notre bonheur sur tous les toits.

Vraiment seuls au monde rien d'autre ne comptait,
Nous étions toi et moi ceux pour qui tout brillait,
Le temps semblait avoir miraculeusement,
Logé des bouts de ton coeur dans mon palpitant.

Je me souviens que tu aimais me chuchoter,
Que nous deux c'était pour plus que l'éternité,
Je te serrais fort contre moi et tu m'aimais,
Mes souvenirs de toi ne s'en iront jamais.

Aujourd'hui je passe mes nuits à errer seul,
Dans les rues de Paris, ma peine pour linceul,
Je nous revois ici et là, comme des spectres,
Bien sûr tu n'es plus là, il me faudra l'admettre.

Oh j'imagine que j'essaierai tôt ou tard,
De retrouver un soupçon de toi quelque part,
Me pardonneras-tu ces infidélités ?
Quid de nos voisins et de la moralité ?

Ma vie n'a pas cessé le jour de ton envol,
Mon coeur s'est arrêté et rien ne le console.
Le plus beau morceau de moi s'est évaporé,
La raison me quitte là, je suis dévoré.

Je t'en prie, pense à moi, mon immortel Amour,
Ne pouvant que fleurir l'île de ton séjour,
Promets-moi d'attendre jusqu'à mes funérailles,
Je n'ai plus rien en tête que nos retrouvailles.

SHAD ©

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